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FAQ

1. Pourquoi choisir l’IEF (Instruction En Famille)?

(sous-entendu, plutôt que d’aller à l’école)

Dans le désordre ou par affinité pour chacun, pour quelques-unes des raisons suivantes:

Respect des rythmes d’apprentissage: chaque enfant avance à son propre rythme. S’il a besoin de plus (ou moins) de temps pour avancer dans certaines matières, il en a la possibilité. L’avancement des apprentissages n’est pas conditionné par le groupe. L’enfant choisit la matière qu’il travaille. S’il veut travailler 3 semaines d’affilée sur un dossier, c’est possible.

Respect des rythmes de vie: pas de stress le matin ! Ni le soir d’ailleurs. Un enfant est fatigué, il dort et rejoint les autres plus tard.

Flexibilité: Une opportunité de visite? Une envie de voyage? Une difficulté imprévue? On s’adapte et on module la présence à La Cabane à Apprendre et les apprentissages autrement.

Développement de l’autonomie: l’adulte aide l’enfant à gérer ses apprentissages et à lui permettre au fur et à mesure de prendre en main son organisation et pallier à ses difficultés.

Gestion du temps: le temps d’apprentissage formel est compressé. En primaire, entre 1h et 3h/jour. En secondaire, selon les périodes et les examens prévus, entre 2 et 5h/jour. En général, uniquement en semaine. Pas de devoirs ou leçons supplémentaires. Il s’agit donc d’à peu près un tiers du temps scolaire classique. L’apprentissage formel est explicite (manuels ou méthodes claires) et condensé. Pas de leçons ex cathedra.

Développement de compétences variées: cette gestion «compressée » des apprentissages libère du temps pour d’autres activités qui trouvent peu de place à l’école: cuisiner, jardiner, bricoler, dessiner, jouer d’un instrument, rouler à vélo, lire une carte, visiter des musées, voyager, manier la scie sauteuse et le fer à souder, maçonner, changer une roue, programmer un robot… et ne rien faire. Une façon de libérer les intelligences multiples.

Suivre au plus près les besoins de nos enfants: Nous avons envie de nous occuper de nos enfants, de vivre avec eux, de partager les joies, les découvertes, les difficultés. Autrement que dans la voiture et en faisant les devoirs. Nous avons le temps. Des discussions, naissent les projets et
les activités menées ensemble (visites, constructions, lectures, repas,…). Cette proximité permet aussi de détecter les éventuelles difficultés. Dans les écoles, les groupes scolaires sont souvent trop grands (entre 20 et 25 enfants pour 1 adulte). Il devient impossible de détecter les difficultés scolaires lorsqu’elles surviennent. Les constats se font souvent trop tard.

2. Pourquoi choisir le home- school plutôt que le non-school?

L’idée de lâcher totalement prise et de refuser toute pression sur les enfants concernant l’apprentissage est séduisante. La vie (dans un cadre favorable, soyons honnêtes) est probablement source suffisante d’apprentissages.

Cependant, nous choisissons l’instruction avec apprentissages formels parce que:

1. Nous sommes attachés aux valeurs du travail, de l’effort et dudépassement de soi.

2. Nous pensons que la structuration des apprentissages et l’organisation à moyen et long terme sont aussi des apprentissages en soi.

3. Nous voulons permettre à nos enfants de garder la possibilité de se réinscrire dans une école s’ils le désirent ou si la vie nous y conduit. Certaines certifications sont obligatoires pour réintégrer le niveau supérieur (CEB, CE1D, CE2D, CESS).

4. Nous habitons en Belgique. Un contrôle du niveau des études est effectué par la commission de l’enseignement à domicile via les inspecteurs de la FWB.

3. Pourquoi un groupement de familles?

Principalement pour partager les passions et les savoirs, pour faire des rencontres enrichissantes. Il y a des blogs, films, livres et initiatives individuelles mais pas de structure représentative. Pas facile de tracer son chemin seul. Les relais IEF sont une opportunité de rencontrer d’autres familles. A notre connaissance, ils ne s’organisent actuellement pas pour pratiquer l’homeschooling.

Dynamique de groupe (parents et enfants):
du groupe peut naître une dynamique de projets, de partage, de coopération supplémentaire par rapport à une famille isolée. La variété des âges des enfants et parents (voire grands-parents) est un atout. L’intergénérationnel correspond mieux à la vie réelle et est vécu quotidiennement. Chacun apprend au contact des plus jeunes (responsabilités, transmission, animation) et des plus âgés (exemple, aide, encadrement, compétences,…).

Possibilité de ressourcement pour l’adulte: une ou plusieurs journées pour soi ou pour travailler à l’extérieur.

Coût faible (% école privée): les adultes qui accompagnent sont bénévoles contrairement à l’école publique (professeurs payés par l’Etat) ou l’école privée (professeurs payés par les parents).

Partage de compétences et de ressources en réseau: chaque adulte a ses propres compétences et centres d’intérêts. Il les partage avec les enfants et les adultes (voir rôle des parents). Aux adultes présents se rajoutent les conjoints, les amis, les grands-parents… le réseau s’agrandit.

Coopération et entraide: le choix de l’IEF n’est pas une mince affaire. C’est un acte de courage, d’engagement et d’amour. Il est toujours plus facile de suivre un chemin tracé que de s’aventurer hors des sentiers battus. Partager les ressources, les méthodes, les inquiétudes, les joies aussi… peut aider chacun à confirmer son choix. Partager les filons et les expériences face aux difficultés administratives est précieux. Mais aussi pour des projets ou lors de coups durs. La flexibilité de l’organisation permet de faire appel à l’intelligence du groupe pour apporter des aides.

4. Existe-t-il déjà des structures

similaires à LA CABANE A APPRENDRE ?

Pas à notre connaissance. Celles-ci ne rencontrent pas tout à fait les attentes que nous avons:

Crèche parentale: les parents qui y participent -1/2 à 1 journée par semaine- bénéficient d’une réduction sur les prix de la crèche. Des permanents sont rémunérés (en générale un.e directeur.trice et des puériculteur.trices).

Limite du modèle: le coût des permanents

Ecole participative/ démocratique: les parents sont souvent les bienvenus pour animer des ateliers et/ou participer aux tâches diverses afin de réduire les coûts de fonctionnement et apporter des nouvelles compétences. Les enseignants sont rémunérés par la FWB ou par les parents.

Limite du modèle: les contraintes liées aux écoles en générale (dont le manque de flexibilité horaire) et/ou le coût des permanents pour les écoles « privées ».

Relais IEF: les parents se relaient pour encadrer les enfants.

Limite du modèle: les communautés actuelles concernent plutôt les non- schoolers. Les apprentissages formels ne sont pas intégrés.

5. L’organisation en « école parentale » est-elle plus contraignante que le homeschooling en famille?

Oui, le fait de s’organiser à plusieurs apporte des avantages (sociabilisation, entraide, émulation,…) et induit des contraintes (organisation, horaires, divergences d’opinions,..). L’envie est de trouver le juste milieu entre la cellule familiale et l’institution. Nous estimons que le groupe de 10 à 15 enfants est idéal.

6. Ce système est-il « élitiste »?

Le système est exigeant et ambitieux. En même temps, le faible coût de fonctionnement en fait un modèle accessible à tous les parents. Il n’y a pas de barrière économique. Bien sûr, le choix de travailler à temps partiel n’est pas toujours possible. Nous avons l’opportunité de faire ce choix donc nous le faisons.


Le modèle proposé n’est pas un « enseignement de masse ». Pourtant, les méthodes pratiquées favorisant l’autonomie, la différenciation et la coopération pourraient trouver écho dans l’enseignement général. Nous sommes ouverts au partage dans les deux sens.

7. Pourquoi pas fonder une école à pédagogie alternative?

En effet, des similitudes avec d’autres pédagogies apparaissent. La différence principale se situe dans la taille du groupe et son fonctionnement intergénérationnel. Il n’est pas possible actuellement de créer des classes ou écoles de cette taille en FWB. Pour y arriver deux solutions: l’école privée où les enseignants sont payés par les parents ou le partage de l’encadrement par les parents.

8. Les parents ne sont pas des professeurs. Y-a-t’il des risques de confusion et de manque de compétence?

Comme expliqué plus haut, nous remettons en question « la part du maître », soit le rôle du professeur. Nous pensons que l’adulte est un accompagnateur et non un dispenseur de savoir.


Nous prenons des manuels scolaires et références numériques comme colonne vertébrale de l’apprentissage parce qu’ils ont été pensés par des équipes professionnelles et qu’ils nous dégagent du travail de conception. Le temps de préparation ainsi gagné est mis au profit de la réelle présence avec les enfants.

Les parents peuvent être accompagnés éventuellement par les parents pédagogues. Ils apportent aussi leur regard et compétences qui font parfois défaut dans le milieu homogène des écoles.

9. Comment choisir les supports pédagogiques?

Les critères de choix sont cités plus haut. L’entraide et le partage d’expérience dans le groupe permettra de faire des choix le plus proche possible des besoins des enfants.

10. Les enfants à besoins spécifiques sont-ils les bienvenus?

Oui. La différenciation de méthodes, de rythmes et de résultats permet à beaucoup d’enfants de trouver leur place. Des aménagements ou accompagnements spécifiques sont envisageables au cas par cas. Soyons une fois de plus créatifs!

11. Si un enfant ne veut pas travailler?

« On peut amener un cheval à la rivière , mais pas le forcer à boire ». Le rôle des adultes est d’accompagner l’enfant dans sa difficulté et de lui redonner goût et envie d’apprendre. La différenciation permet de ne pas devoir forcer le rythme et de travailler peut-être les sources de la difficulté.

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